Piliers de la bienveillance

Valeurs de l’éducation en 8 points

Les valeurs de l’éducation que nous transmettons aujourd’hui serviront de bases à leur vie de demain…

Lorsque nos enfants seront adultes et parents à leur tour ils reproduiront machinalement le comportement que nous avions avec eux lorsqu’ils étaient petits. Exactement comme nous même le faisons aujourd’hui inconsciemment. Alors à nous de leur transmettre des valeurs de partage, empathie si utiles en société.

Plus nous ferons d’efforts, aujourd’hui en tant que parents, et moins nos enfants auront besoin d’en faire plus tard (et auront donc plus de libertés psychologiques pour développer autre chose).

Notre but n’est-il pas de leur offrir le meilleur dont nous sommes capables ?

valeurs de l'éducation

Résultat de recherche d'images pour "dessin fleur"Les réflexes dont nous nous passerions bien :

  • crier ou frapper lorsque nous n’arrivons pas à gérer une situation ou nos émotions
  • s’impatienter si nous n’arrivons pas à résoudre un problème
  • ne pas avoir confiance en soi
  • être désordonné
  • ne pas réussir à faire de choix
  • manger lorsque l’on s’ennuie ou que l’on se sent mal dans notre peau
  • ne pas avoir de sensation d’appétit ou de satiété
  • etc…

Il peut il y en avoir beaucoup d’autres. Si vous ne vous reconnaissez pas dans l’un de ceux-ci, dites moi dans les commentaires quels sont les vôtres.

Résultat de recherche d'images pour "dessin fleur"Quelle est l’origine de ces comportements ?

valeurs de l'éducation

Vous êtes vous déjà demandé d’où cela venait ? Et bien directement de notre enfance.

Les petites habitudes du quotidien, les associations d’idées que l’on met en place avec nos enfants, avant 6 ans surtout, s’ancrent en eux profondément. Ils conditionnent fortement leur comportement futur.

Il leur faudra beaucoup d’efforts pour s’en défaire (certains n’y arriveront même jamais). Alors à nous de leur donner dès les premières années de bons réflexes.

Résultat de recherche d'images pour "dessin fleur"Les valeurs transmises inconsciemment :

  • donner une tétine (ou biberon d’eau) à un enfant lorsqu’il pleure (douleur ou fatigue) –> donnera un adulte qui mange lorsqu’il ne se sent pas bien
  • obliger un enfant à finir son assiette alors qu’il n’a plus faim –> donnera un adulte qui ne saura pas détecter les signaux d’appétit et de satiété que lui envoie son corps
  • donner un dessert à un enfant qui ne veut plus manger –> donnera un adulte qui pense qu’il n’y a pas besoin d’avoir faim pour manger du sucre
  • donner des granules  sucrées (homéopathie) à un enfant qui vient juste de tomber  –> donnera un adulte qui mangera du sucre pour se consoler. Nota : je ne suis pas entrain de dire que je suis contre l’homéopathie bien au contraire, ce qui me dérange c’est juste le fait d’associer du sucre à la consolation
  • vouloir à tout prix qu’un enfant arrête de pleurer lorsqu’il se fait mal ou lorsqu’il évacue une émotion forte — > donnera un adulte qui refoule ses émotions. Il ne supportera pas d’entendre son enfant pleurer à son tour.
  • taper un enfant qui tape –> donnera un adulte qui tape pour résoudre ses conflits (familiaux ou autres)
  • ranger à la place de son enfant –> donnera un adulte qui ne sait pas ranger ses affaires car pour lui ça se rangera tout seul
  • remplacer immédiatement un objet lorsque l’enfant le casse –> donnera un enfant qui n’apprend pas les conséquences naturelles de ses actes. Un adulte qui ne saura pas prendre soin de ses affaires
  • tout décider à la place de son enfant (les habits, les activités,..)  –> donnera un adulte qui ne sait pas faire de choix

Nous pourrions encore continuer la liste longtemps mais je pense que vous avez compris le principe et l’enjeu !!

Nous marchons dans les pas de nos parents. Nos enfants feront la même chose !!

Vous êtes vous déjà demandé ce qu’avaient vécus dans leur enfance Georges W. Bush ou Nelson Mandela ?

Des passés bien différents je vous assure…

Alors c’est à nous aujourd’hui de prendre conscience de notre pouvoir et de leur transmettre les valeurs qui nous correspondent.

Très honnêtement n’avons tous pas rêvé un jour de nous défaire de ces réflexes qui nous poussent à agir contre notre volonté ? Car je vous rassure je n’ai pas échappé à la règle…

valeurs de l'éducation

R̩sultat de recherche d'images pour "dessin fleur"Quelles sont les valeurs de lՎducation positive ?

  • respect
  • sécurité
  • confiance
  • l’écoute
  • la bienveillance

Résultat de recherche d'images pour "dessin fleur"Quelles sont les étapes pour leur transmettre les bonnes valeurs ?

1. Je plaide « non coupable »  

valeurs de l'éducation

La première étape ultra importante de tout ce processus ça sera de ne pas être trop sévère avec nous même.

Ne pas culpabiliser lorsque vous n’arriverez pas à mettre en pratique les points que je vais vous énoncer.

Vous êtes humaine et vous avez vos limites.

Des fois elles sont atteintes et dans ces moments là vous aurez du mal à avoir du recul : ça n’est pas grave.

Le plus important c’est de réussir à se recentrer. Puis expliquer à notre enfant la raison de notre comportement : trop de fatigue, stress, mal de tête, faim,…

Il comprendra et se sentira plus libre lui même d’avoir des débordements émotionnels sans que la situation dégénère pour autant.

Voyez plutôt vos avancées que le chemin restant à parcourir.

Une étude américaine a prouvé que juste le fait de lire des textes (livres, blogs ou autre) sur la parentalité bienveillante fait déjà évoluer le comportement des parents.

Ce que vous faites en ce moment fait déjà parti du chemin. Le plus important est de faire chaque jour « le meilleur dont nous sommes capable ». Ceci incluant tous les paramètres environnants (passé, fatigue, stress, contexte,..).

Je ne vous cache pas que le chemin peut être long selon d’où vous partez.

Laissez vous guider par l’amour que vous avez pour vos enfants. Restez connectée aux valeurs qui vous sont chères.

Je suis certaine que vous y parviendrez.

2. Montrer l’exemple 

valeurs de l'éducation

Les neurones miroirs étant très puissants chez l’enfant il est primordial de lui montrer l’exemple. 

Si nous adultes ne parvenons pas à maîtriser nos émotions comment pouvons nous lui demander de le faire ? Avec seulement 50% de maturité cérébrale (pour un enfant de 4 ans)…

Voici un exemple de comportement constructif que l’on peut avoir :

« Je suis très en colère que tu m’aies frappée avec le balai car j’avais une poêle dans la main et que je me suis brûlée. J’ai très mal. Mais je n’ai pas le droit de te taper. »

Nota : je n’ai jamais frappé mes enfants mais je vous avoue que ce jour là ça m’a démangé à cause de la forte douleur.

« Peux tu réfléchir à ce que tu viens de faire et trouver une solution pour que je ne sois plus en colère ? »

nota : expérience vraiment vécue avec Jules (2 ans), j’ai eu la moitié de la main brûlée….

Si ce jour là j’avais frappé mon fils sous le coup de la colère et de la douleur quelle valeur lui aurais-je transmise ?

Faisons le premier pas pour leur montrer l’exemple, ils ne tarderont pas à nous imiter…

3. Évacuer la tension

valeurs de l'éducation

Crier oui mais par n’importe comment.

Si nous avons besoin de crier pour évacuer la tension c’est sain. Si l’on crie sur l’enfant ça l’est un petit peu moins. Alors pour vous aidez, quelque chose qui fonctionne très bien est de mettre des mots sur ce que nous ressentons :

« je sens que la colère arrive et j’ai très envie de crier pour la laisser sortir ».  A ce moment là vous pouvez pousser un bon cri mais pas destiné à quelqu’un en particulier.

La valeur que vous lui transmettez à ce moment là est « il est sain d’exprimer ses émotions » / « il n’est pas nécessaire qu’une personne souffre pour le faire »

L’enfant sera tout à fait apte à comprendre ce que vous ressentez et une fois le (ou les) cri (s) sorti(s) vous pourrez reprendre le dialogue beaucoup plus sereinement.

On a tendance à croire que dans une parentalité bienveillante ressentir de la colère ou l’envie de crier est à bannir. C’est faux !

C’est une bonne chose que la colère puisse sortir mais il faut juste être attentif à la façon dont nous le faisons.

4. Respecter les signaux 

valeurs de l'éducation

Il n’y a que l’enfant lui même qui puisse savoir si son corps a faim ou sommeil. Le respect de ces signaux physiologiques sont fondamentaux pour lui assurer une vie d’adulte équilibrée !!

  • Les repas

Ne l’obligeons jamais à manger (finir son assiette par principe) s’il nous indique clairement qu’il est rassasié, ne le laissons pas s’endormir en pleurant d’épuisement s’il nous indique qu’il n’a pas sommeil.

Par ailleurs vers l’âge de 2 ans il y a trois phénomènes qui impactent fortement les habitudes alimentaires de l’enfant et qui peuvent être source de conflits si l’on n’en prend pas conscience :

1. Le premier phénomène est que l’enfant a moins de besoins. Il diminue fortement les quantités ingérées par rapport aux mois précédents. Faisons lui confiance s’il nous indique qu’il n’a plus faim alors qu’il n’a mangé que 4 cuillerées.

2. Le deuxième phénomène est que les papilles gustatives évoluent et la sensibilité aux goûts est exacerbée. Période pendant laquelle il est très courant que les enfants ne veulent manger que des aliments neutres en goût !!

Soyons patients, n’en faisons pas une affaire personnelle et proposons lui régulièrement d’autres aliments le temps que ça lui passe (6 mois environ).

Ne pas installer de chantage ou de rapport de force sinon ça sera bien plus long. Vers 6/7 ans la notion de néophobie alimentaire prendra le relais (l’enfant ne veut rien de nouveau).

3. Le troisième phénomène c’est qu’à cet âge là les enfants se nourrissent beaucoup « intellectuellement ».

Ils seront  plus souvent intéressés par des choses à découvrir que le contenu de leur assiette. Soyons indulgents et permettons lui de manger en jouant ou en faisant du vélo par exemple, il aura bien le temps plus tard d’apprendre à manger assis à table 😉

  • Le sommeil

Côté sommeil, il est très courant qu’à l’âge de 2 ans l’heure d’endormissement se décale vers 22h, nous ne pouvons rien y faire !!

Par contre nous pouvons définir une heure à partir de laquelle c’est le temps des adultes (chez nous c’est 19h30 par exemple).

Les enfants même s’ils ne souhaitent pas dormir à ce moment là, restent autonomes dans leur chambre. Laisser une lumière, quelques livres et/ou activités calmes à leur disposition.

Si il n’est pas d’accord, proposer un compromis (en fonction des possibilités et de nos convictions) jusqu’à ce que l’enfant trouve son autonomie.

5. les conséquences naturelles 

Faire prendre conscience à notre enfant des conséquences naturelles de ses actes est une solution très puissante pour que de lui même il adapte son comportement.

« si tu ne manges pas du tout, tu auras faim et la prochaine prise alimentaire ne sera qu’après le temps calme. Ça risque d’être long d’attendre jusque là ».

« si tu ne ranges pas les jouets, ils resteront éparpillés, nous risquons de marcher dessus, de les abîmer et de nous blesser ». Attention un enfant n’est pas capable de ranger SEUL sa chambre avant au moins 5/6 ans !! Voir plus !

Selon les situations il est compliqué d’appliquer ces conséquences naturelles car l’enfant montrera de l’indifférence ou les conséquences sont trop lointaines/dangereuses (brossage de dents, rangement, risque de chute,…).

Si nous ne faisons pas l’effort de lui expliquer les conséquences naturelles de ses actes il ne pourra pas acquérir pas la valeur des choses.

Nous devons donc les amener à réfléchir en leur posant des questions. Plus nous solliciterons leur cortex préfrontal en les questionnant et plus ils seront conciliants avec les solutions trouvées. 

6. Jouer quotidiennement 

valeurs de l'éducation

ça n’est plus à prouver, le jeu fait partie des meilleures thérapies pour les enfants !!

C’est par ce moyen qu’ils parviennent le mieux à s’exprimer. Alors jouons avec eux, à leur manière (même si cela ne nous enchante pas vraiment). Saisissons l’occasion pour les observer et les écouter pleinement, rétablissons le lien et les conflits seront plus faciles à appréhender.

7. La puissance des mots

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Si votre enfant a besoin de pleurer pour évacuer sa peur, sa colère ou sa frustration il est important qu’il puisse le faire !!!

Ne l’obligeons pas à arrêter de pleurer, il en a besoin !! Restons simplement à côté de lui ou prenons le dans nos bras et attendons qu’il se calme avant de lui parler à nouveau.

Faire rouler une balle de tennis sous leur pied leur permettra aussi de se reconnecter et de se calmer.

  • En cas de colère :

« tu as le droit d’être en colère parce que ta sœur a cassé ta poussette, mais tu n’as pas le droit de la taper. Tu peux lui dire que tu es en colère. »

Notre rôle d’adulte :

  • Décrire la situation,
  • laisser chacun exprimer son ressenti.
  • Favoriser la communication
  • attendre qu’ils trouvent une solution pour résoudre le conflit
  • En cas de petits bobos :

décrire la situation et faire preuve d’empathie.

« je vois que tu es tombée sur le genou, j’imagine que cela doit faire très mal. Mais peut être as tu eu peur aussi ? Est-ce que tu as vraiment mal au genou ou est-ce que tu as eu surtout très peur ? »

Pour les plus petits on peut aussi simplement les rassurer en leur montrant que nous sommes là. Un contact physique de 7 secondes minimum déclenchera une poussée d’ocytocine (hormone du bonheur) et apaisera la douleur.

Dans tous les cas ne pas dramatiser ça ne fera qu’empirer la situation.

  • En cas de grosse fatigue :

Prenons le calmement dans nos bras pour remplir son réservoir affectif. Quand il commence à s’apaiser un peu nous pouvons l’aider à comprendre ce qui se passe en lui.

« tu pleures parce que tu es fatigué (que tu as faim/soif,..) et que ton cerveau te fait mal ».

A partir du moment où ses besoins sont assouvis (faim/soif) et qu’il se sent compris, proposons lui une activité calme (même si il n’est pas encore complètement apaisé).

8. Tout le monde a des besoins

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Si en tant que parents nous n’expliquons jamais à nos tout-petits que nous avons des besoins il est peu probable qu’ils le devinent tout seuls. Quelle valeur leur transmettons nous alors ??

Ils nous voient comme tout puissants, inépuisables. Quand le besoin se fait sentir n’hésitons pas à rappeler calmement que nous avons également nos limites.

Un enfant dont les besoins sont respectés quotidiennement sera plus enclin à respecter ceux des autres lorsque c’est nécessaire.

Résultat de recherche d'images pour "dessin fleur"Quels sont les outils pour y parvenir ?

J’ai préparé un petit cadeau pour remercier les abonnés de ma newsletter et pour les emmener sur le chemin de la parentalité attentive.

Je vais même vous révéler un secret : ce document est un peu magique…

Au fur et à mesure de son utilisation il s’imprimera dans votre cerveau. Vous pourrez vous en passer tout en gardant les bénéfices de sa puissance.

Toutes les personnes à qui je l’ai conseillé dans mon entourage proche s’en sont trouvées transformées et leurs enfants aussi.

Si l’on compare notre enfant à une jolie plante : avant 6 ans c’est en quelque sorte le bulbe de la plante qui se construit et plus il sera sain, plus la plante sera belle…. C’est tout l’avenir de la société qui en dépend…

Je vais maintenant partager avec vous le cahier de la parentalité attentive. Pour le recevoir remplir le formulaire ci-dessous  :

Résultat de recherche d'images pour "dessin fleur"Conclusion

Chers parents, dans cet article et le document à télécharger j’ai partagé avec vous de nombreuses clés et outils.

Je les ai développés à travers mon métier de mère et d’éducatrice Montessori. Ils me sont d’un grand secours au quotidien, j’espère qu’ils vous aideront également à transmettre à vos petits les valeurs qui vous sont chères.

Dites moi si ils vous ont été utiles votre avis est très important pour moi.

Je vous souhaite une belle journée en famille Résultat de recherche d'images pour "coeur"

à bientôt

Cécile

4 Commentaires

  • Bonjour Cécile,
    Merci pour cet article. Je partage complètement avec toi ces petites choses du quotidien.
    J’essaie aussi d’apprendre à mon fils à reconnaître la gourmandise et à l’accepter, de temps en temps pour apprendre à se faire plaisir.
    En tous cas j’ai hâte d’avoir la 2e partie !
    Bises.
    Isabelle.

    • Bonjour Isabelle,

      Merci pour ton témoignage. oOui le plaisir c’est important alimentairement mais effectivement il faut contrôler les élans de gourmandises je pense dès le plus jeune âge on leur rend service pour la suite. Il arrive régulièrement que Jeanne me demande un carreau de chocolat à 17h alors que leur repas est à 18h et je refuse fermement en lui expliquant la raison. Au début c’était la tempête émotionnelle en elle maintenant ça va beaucoup mieux 🙂
      Je travaille à fond pour vous livrer une deuxième partie aux petits oignons !!
      Bon weekend
      Au plaisir
      Cécile

  • Quel article !! Merci Cécile. Cela me fait prendre conscience de pas mal de choses. Sachant que je veux absolument pas reproduire ma propre éducation, je reste très souvent consciente de mon comportement mais il est vrai qu’il y a des réflexes à éviter….

    Bises,
    Sab

    • Merci Sabéra pour ce témoignage.
      Nous sommes très nombreux à subir notre passé sans savoir comment faire autrement c’est ce que j’avais à coeur de partager dans cet article. Je suis ravie que le message soit utile aux parents qui veulent prendre ce chemin.
      Si tu as besoin d’être accompagnée dans cette évolution contacte moi par mail je propose des entretiens bienveillants personnalisés : hello@leducationfaitlebonheur.com
      Au plaisir
      Cécile

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