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Questions libres

Aujourd’hui, vendredi 06 décembre, c’est mon anniversaire. Pour fêter cela, j’ai décidé de créer un article vraiment spécial.

 

Le principe est (très) simple : vous posez la question dans les commentaires puis j’y réponds en l’intégrant dans l’article

 

C’est l’occasion de me demander tout ce que vous n’avez jamais osé avant le vendredi 13 décembre 2019 (si tu arrives trop tard et que tu veux être sûr de pouvoir participer à la prochaine session de questions, penses à t’abonner à ma newsletter dans le formulaire en haut de la page).

Voici les questions par ordre d’apparition :

Question 1

Pourquoi un enfant change t’il de comportement en fonction des personnes en présence de qui il se trouve ?

Il y a plusieurs cas de figures qui peuvent amener un enfant à changer de comportement en fonction des personnes en face de qui il se trouve :

  • en présence de la figure d’attachement (souvent la mère ou le père) : en raison de l’amour inconditionnel qui les lie, c’est l’un des seuls endroits où il peut se permettre de se “lâcher” émotionnellement, s’autoriser à décharger tout ce qu’il a vécu tout au long de la journée (école/garderie,…) et à régresser lorsqu’il en ressent le besoin (avant une grande acquisition ou en présence d’un frère/sœur plus petit par exemple)

 

  • question d’équilibre. Si un enfant a été sous contrainte émotionnelle et de concentration tout au long de la journée (ou d’une activité), il est normal qu’en sortant de ce lieu il change du tout au tout afin de compenser. De la même façon un enfant qui respecte les règles à l’extérieur aura besoin de les enfreindre à la maison. Alors si votre objectif est qu’il puisse respecter les règles à l’école (ou ailleurs) vous savez ce qu’il vous reste à faire (dans une certaine mesure bien entendu) 😉

 

  • à cause des étiquettes que les personnes en présence lui attribuent, même inconsciemment. Une étiquette est un adjectif que l’on attribue de façon globale à l’enfant à partir d’une situation précise et qui va renforcer son comportement. Exemples d’étiquettes :”terrible” / “sage” / “hyperactif” / “peureuse”,….C’est un sujet qui sera approfondit dans le module “communication bienveillante et efficace

étiquette renforce comportement

  • en raison de ses émotions. Selon les situations un enfant peut ressentir de la peur, de la joie, de la tristesse ou de la colère et cela va inévitable impacter son comportement. Vous même auriez vous la même réaction face à un grizzli et face à un lapin ?…pour aller plus loin lire l’article “gestion des émotions

 

  • la contagion émotionnelle. Bien sûr que les émotions de l’enfant rentrent en considération de ses réactions mais pas seulement. Nos enfants sont des éponges et si ils sentent de la colère, du stress ou autre émotion forte chez une personne vous pouvez être (presque) sûr qu’il va le reproduire.. ça vaut le coup de se demander quelle énergie nous ramenons à la maison !

 

  • en fonction de son statut social. Quel individu n’a jamais ressenti cela ? Nos comportements à chacun sont adaptés en fonction de l’environnement dans lequel nous nous trouvons. Si votre enfant est un aîné de 3 enfants à la maison, puis se retrouve au milieu de 10 enfants plus âgés que lui ou se retrouve tout seul avec l’un de ses parents il est normal (et même rassurant) que son comportement évolue.

 

Et puis il y a bien sûr de nombreuses autres raisons invisibles qui peuvent l’amener à avoir un comportement surprenant à nos yeux quel que soit l’adulte qui s’occupe de lui. Pour cela je reste à votre disposition par mail : hello@leducationfaitlebonheur.com

Question 2

Pourquoi le fait de mettre des mots ou de comprendre qu’un événement ou une situation nous a blessé/traumatisés nous permet de le dépasser et donc de ne plus sur-réagir aujourd’hui à l’âge adulte ?

Grâce aux études en neurosciences, nous savons maintenant que de verbaliser ce que nous ressentons, permet au cerveau (et à notre enfant intérieur) de comprendre ce qu’il s’est passé, de faire sortir l’émotion, d’en entendre le message et ainsi d’être capable d’un autre comportement que celui “instinctif” directement dicté par cette blessure.

Un peu comme un bug d’ordinateur, tant que nous n’avons pas identifié la source nous ne parviendrons pas à le supprimer…

Question 3

Comment dépasser un schéma de réponse inadapté/ pessimiste / blessant?
(Malgré la conscience que l’attitude adoptée est contre productive)

Merci pour cette question Lydia, je suis sûre que beaucoup de parents se la pose.

Plusieurs étapes sont nécessaires à cela et c’est ce qui fait toute la difficulté du projet :

1 – (le plus gros morceau) guérir ses blessures d’enfant qui impliquent ce comportement (lors de consultations individuelles par exemple)

2 – exprimer à haute voix cette envie de changer (à nous même, à notre enfant, à un ami, notre conjoint ou personne extérieure)

3 – apprendre de nouvelles façons de fonctionner. Lire l’article “17 façons de se faire obéir sans crier” pour commencer et participer au module “communication bienveillante et efficace” pour approfondir, comprendre tous les tenants et les aboutissants afin de l’adopter définitivement.

4 – s’entraîner de (très) nombreuses fois avant que ces nouveaux outils ne deviennent “normaux” comme réaction (ce pourquoi le module sur la communication comprendra plusieurs jeux de rôles)

et bien sûr s’excuser auprès de notre enfant à chaque fois que nous le vivrons….

Conclusion

Chers parents, j’espère que ces réponses vous ont apporté des éclairages.

Les commentaires sont à disposition pour me le dire et me faire part de vos autres questions jusqu’au vendredi 13 décembre 2019.

Pensez à partager l’article autour de vous (à l’aide des jolis boutons ci-dessous) afin qu’il se remplisse de questions qui enrichiront chacun avant la fin de cette opportunité 😉

A très vite

Cécile

Éducatrice Montessori et consultante en parentalité

 

 

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